• Lire, voir, écrire, entretien de Georges-Didi Huberman par Marianne Alphant

    Notes diverses au sujet de l'entretien :

    Derrida : toute pensée philosophique passe par une pensée biographique. « Les mémoires d’aveugle ».

    Voir c’est écrire son admiration pour des images qui ont été créées par d’autres. De la même manière que lire, c’est marquer son admiration pour d’autres auteurs.

    Mais on ne peut pas savoir et transmettre ce qui force l’admiration sans en passer par l’enfance. Référence à W. Benjamin (L’enfance à ??) où il crée un Atlas des images de son enfance qui devient un appareil conceptuel et un appareil de lecture. Ex. : le passage de la boîte de lecture. Nous écrivons dans l’idée de survivance des appareils de notre enfance. Car quand on est enfant, on invente des appareils. La nostalgie de Benjamin pour ces appareils est intéressante car elle se prolonge dans sa vie d’adulte et il s’en serre en tant que méthode pour écrire. État de grâce perdu, mais survivance dans la méthode.

    À propos de la bibliothèque de Warburg : La constitution des boîtes est un jeu du savoir, jeu des pensées.

    Le classement de livres est une cartographie des problèmes que l’on se pose sur le moment. Donc c’est une classification qui peut évoluer.

    Les Larmes d’Eros de Bataille.

    Importance des images dans les livres. GDH remonte aux souvenirs de son enfance Ce qui l’attirait dans les livres, c’était les images. C’est toujours ce qui l’attire aujourd’hui.

    À propos du travail à la table, de l’établit. Lorsqu’il lit, il extirpe des idées qu’il répartis sur la table. Ainsi, il peut revenir vers les idées. La table permet de rouvrir les yeux une seconde fois sur la lecture. C’est là qu’interviennent les boîtes de lecture, les fiches. C’est ce qui se passe dans les gravures de Goya et chez Warburg. Lire c’est lier. C’est relier le délire. C’est réapprendre à voir. C’est reconstruire le chaos.

    La table est une table de montage.

    Foucault : l’archéologie du savoir

    Freud : L’interprétation des rêves

    GDH travaille avec des fiches sur lesquelles il écrit des extraits de lecture, des idées, des résumés. Il les assemble ensuite en paquets et c’est le montage de ces paquets qui forme le plan de ses livres.

    Benjamin : concept de lisibilité : Livre des passages

    Lire ce qui n’a jamais été écrit. Ce type de lecture est le plus ancien. C’est être capable de lire dans les étoiles, lire dans les plantes, etc. C’est exactement ce qu’a fait Warburg dans son Atlas. L’image est un opérateur de la lisibilité.


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